Loris Arnaud : « je réalise mon rêve »

Date décembre 3, 2007

arnaud1.jpgAgé de 20 ans Loris Arnaud attaquant au PSG, est l’une des grandes révélations du championnat de Ligue 1 cette saison.
Premiers pas en Ligue 1 en août contre Lens, premier but en novembre contre Strasbourg, il démontre match après match qu’il possède toutes les qualités pour devenir un très grand. Antilles foot est allé à la rencontre de ce joueur d’origine martiniquaise et vous propose de mieux faire connaissance avec lui.

Antilles foot : Loris peux tu nous parler de ton parcours ?

Loris Arnaud : J’ai débuté à Chatou à l’âge de 5 ans, puis j’ai intégré le centre de formation du PSG à 12 ans. J’étais le plus jeune joueur, j’ai été surclassé et je m’entraînait avec les 84 , 85 (ndlr Loris est né en avril 1987).
Ma progression a été rapide. J’ai fait toutes les équipes de jeunes, ce qui m’a valu d’être remarqué par des clubs comme le FC Nantes ou Lens, mais ma priorité c’était Paris.

AF: N’est ce pas trop difficile pour un jeune de 20 ans de concilier ses obligations et de profiter justement de sa jeunesse ?

LA : C’est un choix, pour y arriver je me suis privé mais maintenant je sais pourquoi. J’ai du faire une croix sur les sorties en boite, pas de vacances au ski, mais au final je réalise mon rêve. Cela vaut bien des sacrifices !

AF: On sent chez toi une certaine puissance lors de tes démarrages balle au pied et dans tes dribles et paradoxalement une impression de nonchalance.

LA : C’est mon style. En fait cette soit disant nonchalance c’est pour tromper l’adversaire, car j’en veux un max.

AF: Que représente pour toi la signature de ton 1er contrat pro, est ce un aboutissement ?

LA : La récompense d’efforts fournis depuis tout petit, la chance de tomber sur un entraîneur génial qui vous donne votre chance, des débuts prometteurs au sein d’un grand club.

AF: Justement parlons en. Paul Le Guen ne tarie pas d’éloges à ton sujet, pourtant tu as failli être prêté en début de saison. Quels sont vos rapports ?

LA : Très bon ! J’ai montré ce que je savais faire, j’ai assuré malgré la richesse de l’effectif avec tous les jeunes qui sont sortis et que l’on découvre cette saison. Je lui serai toujours reconnaissant car je n’oublierai jamais qu’il m’a donné ma chance à l’inverse Guy Lacombe ne me regardait même pas.

AF: Comment tu gères la trêve internationale, n’est pas trop difficile cette coupure ?

LA : Non on profite pour recharger les « accus », ça fait du bien aux organismes et forcément au moral. Cela nous permettra de repartir avec de bonnes résolutions.

arnaud2.jpgAF: Tu évolues souvent sur le flanc droit de l’attaque, est ce ta position préférée ?

LA : Le coach me met à droite cela me permet d’étoffer mon jeu, je ne me pose pas de question. Ceci dit j’ai l’âme d’un attaquant, j’en suis un mais je dois aussi progresser dans le travail défensif.

AF: Comment vis tu la concurrence auprès notamment des joueurs expérimentés ?

LA : Au début c’est impressionnant, après on s’y fait. De toute façon c’est la semaine qui décide, le meilleur joue. On se bat pour gagner sa place, même si on s’appelle Pauleta ou autre.

AF: Quels sont tes ambitions, envisages tu de faire carrière au PSG ?

LA : Je suis libre à la fin de l’année, je sais que Paris veut me conserver, j’attends leur proposition. Je sais aussi que d’autres clubs à l’étranger s’intéressent à moi, c’est assez flatteur.

AF: Parlons un peu de tes parents, de tes origines antillaises.

LA : Mes parents sont Martiniquais, ma mère est originaire du Morne vert et mon père de Sainte marie. Je suis très fier d’être antillais, j’ai de la famille au pays, oncles, tantes, cousins .

AF: Tu as l’occasion d’y retourner ?

LA : Je n’y suis pas retourné depuis 3 ans , mais je sui en contact avec eux. Je m’intéresse aussi à tout ce qui touche au football aussi bien en Martinique qu’en Guadeloupe. J’ai d’ailleurs été un supporter des gwadas boys lors de leur périple américain, le club franciscain me fascine toujours.
Mon père suit bien entendu l’excellent début de championnat de la samaritaine et était au match lors de la qualification pour le 8ème tour de la coupe de France.

AF: Quel est sont les joueur antillais en activité ou non qui sont tes modèles ?

LA : Sans hésiter Nicolas Anelka, c’est la personne qui m’intéresse le plus, en plus c’est aussi un voisin puisqu’il est originaire de St Pierre.
Maintenant des joueurs comme Pierre-fanfan, Corridon et Pancrate sont aussi la fierté du football martiniquais, sans oublier les Dacourt et autre Zébina. La liste est longue.
Le vivier est là, manque les structures pour permettre à tous les talents qu’ils y a sur place de se faire remarquer et intégrer les clubs pro en métropole. Il y a de l’avenir car de plus en plus les clubs d’ici se déplacent de plus en plus lors de stages de détection.

AF: As-tu déjà été sélectionné en équipe de France ?

LA : Oui j’ai eu la chance d’être retenu dans les moins de 17 ans en même temps que Benzema, Nasri, Ben Arfa. J’espère participer à l’euro avec les 19 ans.

AF: Comment vois tu la suite du championnat avec Paris ?

LA : Cette trêve va nous permettre de débuter un nouveau championnat avec l’ambition de glaner un maximum de points pour ne plus à avoir à se poser de questions.

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