Léo Dsouza : “privilégier l’aspect sportif à l’aspect financier”
mars 12, 2008
Antilles foot vous fait découvrir les talents du foot antillais sur les pelouses. Mais des antillais apportent également leur savoir faire au bord des pelouses. C’est le cas de Léo Dsouza, agent de joueur (ici en photo avec Frédéric Piquionne) .
Il a joué à très haut niveau en catégories de jeune puisqu’il a évolué au centre de formation de l’OM. Désormais il aide les jeunes talents à gérer leur carrière avec une philosophie qui fait plaisir à entendre : privilégier le sportif à l’argent à court terme.
Il conseille actuellement plusieurs joueurs qui seront les stars de demain.
Antilles foot vous propose donc une interview exceptionnelle d’un homme qui représente la nouvelle génération en matière de management sportif.
Antilles foot: Bonjour Léo, peux-tu te présenter.
Léo Dsouza: Je m’appelle Léo De Souza, je suis originaire du Carbet en Martinique par ma mère mais je suis né en région parisienne dans le 94. Par la suite j’ai grandi dans l’Essonne à Epinay Sous Sénart comme Jacques et Ricardo Faty ou Youssouf Mulumbu. Claude Makelele est également originaire de cette ville.
Tous ont voulait être footballeurs, et j’ai moi même joué au centre de formation de Paris à Orly puis j’ai été recruté par le Centre de formation de l’OM et j’y ai joué jusqu’en moins de 18 ans. Par la suite, n’ayant pas signé de contrat pro, je me suis tourné vers la gestion et le management domaine qui correspondait à mes qualités. J’ai crée une première société dans le marketing sportif pour gérer les relations des joueurs avec les sponsors et notamment les équipementiers, puis j’ai voulu m’investir encore plus dans ce domaine en gérant l’ensemble de la carrière des joueurs. C’est ainsi que j’ai crée la société Callyx.
Antilles foot: Peux tu nous en dire plus sur Callix.
LDS: Nous sommes quatre associés, un investisseur, Alexis Rutman qui agent FIFA et avocat au barreau de Paris, moi et André Landry Lotua. Nous gérons la carrière de joueurs de football pro comme Youssouf Mulumbu (PSG) , Loris Arnaud (PSG) , Ricardo Faty (AS Roma, prêté cette saison à Nantes).
Antilles foot: On dirait que tu es spécialisé sur la génération montante ?
LDS: Oui c’est clair. Ce sont des gens de ma génération et il y a un vrai feeling qui passe. Ils se reconnaissent en moi, je les comprends parfaitement, c’est plus facile pour un joueur de travailler avec quelqu’un qui lui ressemble.
Antilles foot: Quels sont tes atouts pour bien gérer la carrière d’un joueur justement.
LdS: D’abord j’ai été moi même été joueur dans un centre de formation d’un grand club, et donc je comprends très bien ce que peut vivre ou ressentir un jeune joueur notamment dans les moments difficiles car j’ai a connu cela. Mon rôle est vraiment d’être à son écoute.
Ensuite deux éléments fondamentaux guident mon travail, l’honnêteté et la franchise. Si deux clubs veulent un joueurs mon but n’est pas de le faire aller vers celui qui propose forcément le plus d’argent. Ce qui compte, c’est le projet sportif qui est proposé au joueur. Une carrière c’est très court et il est fondamental de ne pas faire de mauvais choix sportif.
Par exemple, pour Loris Arnaud, l’offre du Real Madrid était vraiment très importante financièrement, pourtant en accord avec le joueur et sa famille il nous est clairement apparu que la meilleure chose pour l’épanouissement de Loris était de rester encore au PSG. Je pense qu’il a fait le bon choix.
Antilles foot: S’ils y a des jeunes joueurs qui te lisent quels conseils voudrais tu leur donner ?
LDS: S’ils sont en centre de formation, ce qui compte, c’est leur comportement. C’est dur, car on est coupé de sa famille de ses amis, le WE ont va pas en boîte car il faut se concentrer 100% sur le football mais c’est avec une vraie rigueur et du sérieux qu’on progresse. Quand on rentre au centre on est pas forcément le meilleur, mais si on est hyper sérieux on peut le devenir.
Antilles foot: Si des jeunes joueurs sont intéressés pour discuter avec toi et qu’éventuellement tu les aides à gérer leur carrière, c’est possible ?
LDS: Pas de problème. Il n’y a pas besoin qu’ils jouent à un niveau minimal. Ils me contactent, me transmettent leur profil et moi je suis éventuellement prêt à me déplacer pour les voir. (contacter Antilles foot qui transmettra contact@antilles-foot.com).
Antilles foot: Sinon pour en revenir à un sujet plus antillais, je crois que tu as un beau projet en tête.
LdS: Oui j’aimerais bien monter un match entre les joueurs pro martiniquais et une sélection du championnat de Martinique à Dillon.
En effet beaucoup de joueurs pro rêvent d’évoluer devant leur famille là bas mais en temps normal ce n’est pas possible. L’idée serait d’organiser un match de gala. Des joueurs comme Jimmy Briand ou Sylvain Marvaux sont super enthousiastes par rapport à cette idée. J’ai contacté la ligue de Martinique, j’espère qu’ils m’aideront à monter ce super projet et ce n’est pas une question d’argent car les joueurs sont prêts à venir rien que pour le plaisir d’évoluer devant leurs amis et leur famille qui vivent là-bas.
Antilles foot: Et tu suis le championnat de Martinique ?
LDS: Oui je m’intéresse. J’aime bien l’assaut de St Pierre qui est le club que supportait ma famille mais sinon je suis très admirateur du club franciscain qui est un très beau club très bien structuré qui n’a rien à envier aux clubs de L2 de la métropole.
Merci à Léo pour cette interview et si vous êtes intéressés pour le contacter n’hésitez pas à passer par Antilles foot qui transmettra.
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