Loïc REMY: Un talent énorme…
avril 23, 2009
Les médias le comparent souvent à Thierry Henry. Très adroit devant le but, il possède une vitesse d’exécution et une conduite de balle qui n’est pas sans rappeler son aîné.
Révélé la saison dernière avec le RC Lens, Loïc Remy est sans nul doute la grande confirmation de ce championnat 2008/2009. Ses performances n’ont d’ailleurs pas échappé au sélectionneur Raymond Domenech qui lui a ouvert les portes de la sélection A. Déja 11 buts à son actif avec son club l’OGC Nice, nul doute que ses performances seront suivies avec intérêt en cette fin de saison de Ligue 1.
Pour vous Antilles-foot est allé à sa rencontre afin de vous faire découvrir ce joueur talentueux.
Antilles-foot: Bonjour Loïc, tu es né en métropole mais de parents antillais, peux tu nous dire quelles sont tes origines antillaises ?
Loïc REMY: Mes parents sont originaire de la Martinique, ma mère de Fort de France et mon père du Marin.
AF: Peux tu nous parler de tes débuts dans le foot, où as tu commencé, qu’est ce qui t’as donné envie de jouer au foot ?
LR: Je jouais à l’ASPTT Lyon, l’équivalent de la poste. J’avais des amis qui jouaient dans ce club et m’ont incité à les rejoindre à l’entrainement, notamment le mercredi après-midi ou je n’avais pas école.
Petit à petit j’ai suivi les entrainements et j’ai trouvé que ce sport me convenait bien. Par la suite j’ai essayé de percer et démontrer mes qualités pour atteindre le niveau supérieur, et ma fois j’ai pas trop mal réussi.
AF: Entrer au centre de formation de Lyon était ta priorité ?
LR: Non pas du tout, car mes parents insistaient beaucoup sur le fait que l’école était primordiale. Évidemment j’étais content d’intégrer le centre de formation de Lyon, mais il n’était pas question de négliger mes études.
AF: Peux-tu nous parler de l’ambiance qui régnait au centre de formation de Lyon. Il y a t-il beaucoup de concurrence, dans que état d’esprit sont les joueurs qui en font partie ?
LR: Mes parents résident à Lyon, donc je ne dormais pas au centre de formation, ceci étant l’ambiance était très bonne. Le cadre était propice pour que l’on se sente bien. Au niveau de la concurrence, je dirais plutôt saine. Nous étions tous motivé pour montrer nos qualités et notre aptitude à intégrer le groupe pro. Sincèrement dans ma génération de 96, il y avait une bonne entente.
AF: Quel est ton meilleur souvenir durant cette période ?
LR: C’était lors d’un tournoi international à Sens, j’avais fini meilleur buteur avec 13 réalisations. C’est là que j’ai pris conscience de mes possibilités et je me suis dit que tout était possible. Ce fut une source de motivation pour aller de l’avant.
AF: Beaucoup de jeunes footballeurs rêvent, comme toi, d’intégrer le centre de formation de Lyon. Selon toi qu’est ce qu’il faut comme qualités pour avoir ce privilège ?
LR: Ce qui fait la différence c’est le mental à mon avis, il faut une force de caractère et être déterminé. Dans les quartiers, il y a beaucoup de bons joueurs, mais ils n’ont pas forcément le mental de gagneur nécessaire pour tenir.
AF: Ton poste de prédilection est attaquant, peux tu nous dire précisément quel type de poste en attaque tu affectionnes le plus ?
LR: J’aime bien avoir un 10 derrière moi, ce n’est pas le cas à Nice car ont jouent avec un milieu gauche et droit. Avoir la possibilité d’être épaulé pour pouvoir jouer des défenseurs adverses.
AF: Ensuite tu pars en prêt à Lens, qu’est ce qui te décide de quitter Lyon pour le nord ?
LR: C’est surtout une question de temps de jeu, à Lyon il y avait beaucoup de concurrence, l’effectif était conséquent, avec un groupe de qualité. Donc c’était vraiment dur de se frayer un chemin, aussi j’ai opté pour un prêt et je ne regrette pas mon choix. Cela m’a permis de m’exprimer et d’engranger du temps de jeu.
AF: Durant cette période, tu te révèles au niveau individuel, mais l’équipe est reléguée, quelle expérience retires tu de ce passage ?
LR: Beaucoup de conclusion, ça forge un joueur de passer par ces étapes, j’ai appris beaucoup plus en six mois à Lens même si pour l’équipe c’était dur (la relégation). Le Nord c’est vraiment une région très accueillante, sur le plan humain ce sont des gens formidables.
AF: Au début de la présente saison tu arrives à Nice. Qu’est ce qui a motivé ton choix ?
LR: Je savais qu’en revenant à Lyon ce serait difficile même si j’avais prouvé à Lens que je pouvais être à la hauteur. A partir de là, j’ai préféré le transfert définitif à Nice. C’est une très belle ville,un cadre agréable, de bonnes installations et un groupe de jeunes très intéressant, bien encadré par des joueurs d’expérience.
J’avais déjà joué contre eux avec le RC Lens et constater qu’ils avaient un bon fond de jeu. Aussi je n’ai pas hésité lorsque le club m’a faite une proposition.
AF:Frédéric Antonetti est considéré comme l’un des meilleurs techniciens français connu pour sa capacité à motiver son groupe, peux tu nous en parler ?
LR: C’est quelqu’un qui connait très bien son travail, un bosseur acharné qui ne mérite pas les critiques dont il fait parfois l’objet. C’est un perfectionniste qui a quelquefois des coups de gueules, ce qui lui vaut cette image. Il m’a replacé dans l’axe en arrivant de Lyon où je jouais côté droit, j’ai beaucoup appris en 8 mois à ses côtés, c’est un grand technicien.
AF: Tu es à 11 buts au compteur avec une saison tronquée par une blessure, te fixes tu un objectif but ?
LR: Pas d’objectif en arrivant ici, juste pouvoir m’épanouir dans un club que j’aime bien. Et puis j’ai eu la chance de marquer au fil des matchs, je suis à 11 réalisations cette année mais je ne compte pas m’arrêter là. Il nous reste encore 7 matchs à jouer et si je parviens à 15 buts ce sera une belle saison pour une première en ligue1.
AF: Tu te doutes que tes performances vont susciter pas mal d’intérêt de grands clubs, dans quel état d’esprit es tu par rapport à cela ?
LR: Serein, je suis vraiment en dehors de ces questions, comme je vous l’ai dit, je suis bien à Nice où je compte rester une année supplémentaire pour vraiment confirmer mes performances. Je réfléchirai aux éventuelles propositions par la suite si cela se présente. Comme tous les jeunes joueurs je pense être suivi, ce qui m’oblige à rééditer mes performances à chaque match.
AF: Toujours par rapport, à tes performances, tu as déjà fait partie du groupe France, connu des sélections en espoir et pas mal de personnes te voient dans la peau du successeur de Thierry Henri en équipe de France. Quel est ton état d’esprit par rapport à la sélection nationale ?
LR: Mon état d’esprit est celui d’un joueur qui a touché du bout du doigt la sélection A. A partir de là on a envie d’y retourner, cela demande beaucoup de travail en club pour arriver à ce niveau.
Je sais me remettre en question car je sais aussi que rien n’est acquis, on verra par la suite, mais comme on dit tout travail mérite salaire. Donc je continue de bosser sans me prendre la tête car je suis jeune .
Pour la comparaison par rapport à “Titi” c’est flatteur, mais d’un côté cela me met une grosse responsabilité sur les épaules car Thierry Henry a fait une grosse carrière, et si je parviens à faire ne serait ce qu’ un dixième de son parcours ce sera déja énorme. C’est vraiment deux personnes différentes.
AF: Enfin et pour finir sur quelque chose qui n’est pas du foot, aux Antilles il y a t-il un lieu que tu apprécies particulièrement ?
LR: Oui la plage des “Salines” où je me rends souvent avec mes cousins pendant les vacances et “l”Anse Figuier”, l’autre endroit où je vais avec mes grands parents.
Antilles-foot remercie vivement Loïc Remy d’avoir répondu à notre sollicitation avec la générosité et la gentillesse qui le caractérise. Bien entendu nous suivrons avec intérêt ses performances et vous tiendrons informé de son actualité.
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