Fabrice PANCRATE, mon objectif: retrouver la L1 avec le FC Nantes

Date janvier 22, 2012

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Antilles-foot: Avant toute chose, peux tu nous parler de ton passage à Larissa en Grèce?

Fabrice Pancrate: N’ayant pu trouver un club en France durant le mercato , je n’avais plus le choix qu’entre le championnat Suisse ou Grec puisque c’était les seuls marchés encore ouverts.

j’ai opté pour Larissa en Grèce car il y a un an de cela, j’avais été contacté par ce club mais à l’époque je ne me sentais pas prêt.

Aujourd’hui j’ai choisi d’y aller car je connais pas mal d’anciens de ligue1 tels, Tavarévlis, daniel Cousin qui y jouent et pour l’intégration c’est un plus.

A.F: Après l’espagne, l’angleterre, la grèce, que retiens tu de tes expériences à l’étranger?

F.P: Que du positif pour ce qui est de l’espagne et de l’angleterre. L’angleterre, un championnat passionnant, si j’ai de la chance d’y retourner, ce sera avec plaisir. L’espagne, une expérience assez courte mais des 6 mois que j’ai passés j’en garde un bon souvenir. J’ai évolué dans un bon club, dans un championnat très technique, ouvert, que des bonnes choses.

Malheureusement, pour la Grèce je suis un peu déçu même si  je ne m’attendais pas à plus car il faut avouer que le niveau est assez faible. Je regrette tout de même cette ambiance particulière, cette pression pesante avec des matchs fréquemment arrêtés à cause des fumigènes ou des supporters qui pénètrent sur la pelouse sans problème vu qu’il n’y a pas de sécurité.

A.F: Tu intègres le FC Nantes en D2, pourquoi ne pas avoir signé avec un club de L1?

F.P: Après avoir signé en Grèce , fin avril, j’ai profité des nombreux jours de congés dont je disposais et j’ai de ce fait laissé venir les choses. Aussi, à ce moment là bon nombre de clubs ne savaient pas ce qu’ils allaient faire la saison d’après. Ceux classés en haut du tableau ne savaient pas s’ils seraient européens et ceux en bas du tableau s’ils seraient toujours en L1. Les choses étaient au point mort.

Avec mon expérience je savais que ce serait difficile, aussi j’ai pris le temps avant de me décider. Le FC Nantes, m’avais sollicité l’année dernière, ça ne s’est pas fait pour diverses raisons.

Cette saison, avec Bruno Baronchelli coach adjoint et stéphane Vertelat le préparateur physique que je connaissais déjà au PSG, les choses sont différentes. J’y ai vu un signe, le projet qu’ils m’ont présenté me semblait ambitieux et j’y ai adhéré. Dans la foulée, j’ai rejoint l’équipe en stage puis je me suis engagé avec le club.

A.F: Comment te sens tu au FC Nantes?

F.P: Bien, petite parenthèse, j’avais aussi une bonne offre des états-unis, dans le club où jouait didier Domi, News England de la ville de Boston. J’ai hésité car la proposition de contrat (3 ans) était intéressante mais pour la famille j’ai préféré me poser un peu en France après avoir beaucoup voyagé.

Maintenant le choix de Nantes est fait, j’espère que c’est pour un long bail avec pour objectif la montée en ligue 1 en fin de saison.

A.F: Quels sont tes objectifs?

F.P: On est à 9 longueurs du premier. Tout se tient en 5 points, il reste 19 matchs à disputer, rien n’est joué. Avec l’effectif que l’on a, je pense que nous avons la capacité de faire quelque chose cette saison.

Il faudra cependant être régulier et à partir de là les choses seront plus simples. D’un point de vue personnel, j’espère une deuxième partie de saison pleine, sans blessure, réaliste devant le but et être prolifique pour l’équipe.

Je souhaite continuer sur la lancée du match d’Amiens.

A.F: Tu cotoies Sylvain Wiltord, champion d’Europe, quels sont tes rapports avec lui?

F.P: Très bien, c’est le grand frère avec qui je partage la chambre en stage, un bon mec en dehors et sur le terrain. Par rapport à son parcours(champion d’europe), il ne se la raconte pas, toujours disponible, il ne cesse de nous motiver.

A.F: Avez-vous déjà été associés en attaque, êtes vous complémentaires?

F.P: Pas encore en match officiel mais j’espère que cela ne tardera pas.

A.F: En tant qu’ex parisien, quel est ton sentiment sur les changements qui se sont opérés au PSG et plus particulièrement à l’éviction d’Antoine Kombouaré?

F.P: Pour commencer, l’arrivée des “qataris” est une bonne chose, après ceux qui pensent le contraire qu’ils le disent. Je suis bien placé pour en parler car je n’arrêtais pas d’entendre qu’il fallait un grand club à Paris avec de grands joueurs, aujourd’hui on ne va se plaindre.

Après pour ce qui concerne l’éviction d’ Antoine Kombouaré, la méthode peut choquer mais  ça fait partir de leur culture.

Ceux qui ont joué au Quatar peuvent en parler. Néanmoins il faut surtout mettre en avant le travail accompli par AK depuis 2 ans, avec peu de moyens. Je pense qu’il  en sort grandi de cette expérience parisienne.

Pour le reste, va savoir si les investisseurs n’avaient pas Ancelloti sous le coude tout en laissant à AK la direction de l’équipe. Le projet des actionnaires  est de gagner vite sans faire de sentiment, c’est une culture différente de celle des Francais.

A.F: Sans donner dans la polémique, comment expliques tu le fait qu’il n’y est plus d’entraineurs noirs ni d’arbitres qui officient dans le championnat de France, cela vous arrive t’il d’en discuter entre joueurs antillais?

F.P: C’est pas le sujet majeur, mais je dois avouer que l’arrivée à Paris d’AK m’a fait plaisir. Il avait pour lui son passé de joueur, son charisme, franchement pour moi c’était magnifique de voir un entraineur noir  à la tête du  PSG. J’ai craint pour lui au début malgré le bon accueil qui lui avait été réservé.

Maintenant sur le marché des entraineurs, il n’y a pas des masses. Il y a du monde mais après il faut le vouloir, les entraineurs noirs qui officient ont fait le choix en passant le diplôme. A propos, Claude Makélélé ne se voyait pas entraineur, après le même disait qu’il n’y avait que les imbéciles qui ne changeaient pas d’avis…
A.F: On sait l’amitié qui vous lie avec JP.Fanfan qui s’implique en autres dans la sélection de Martinique, peut on espérer te voir défendre les couleurs de la sélection?

F.P: On m’avait déjà sollicité par le passé. Il y a un an ou deux cela aurait pu être possible mais je me voyais mal m’absenter un mois pour la Gold cup alors que je venais tout juste de quitter Paris.

A l’époque, José m’avait appelé, j’étais à la recherche d’un club et effectuais des essais en Angleterre. Je ne pouvais pas prendre le risque d’une blessure en évoluant sans assurance en match préparatoire avec la sélection de Martinique.

Ces compétitions sont souvent mal placées par rapport au calendrier du championnat et les clubs sont assez réticents à libérer leurs joueurs.

Aujourd’hui les portes de l’équipe de France, sauf grand miracle, me sont fermées si mon club m’autorise à y aller, je fonce sans attendre.

A.F: Que peut t’on te souhaiter pour cette année 2012 ?

F.P: Avant tout la santé pour mes enfants , mes proches car je viens d’effectuer avec le club 3 opérations dans les hopitaux, quand tu vois certaines situations, crois moi la santé c’est le plus important. Et d’un point de vue sportif, la montée en ligue 1 avec le club.

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